Archives

Archive pour mai 2009

Une histoire d’amour

A une époque, j’avais tout misé sur mon ordinateur. « L’homme » de ma vie, en somme. Capable de retenir des milliers de souvenirs, et de les garder pour lui, ou de les divulguer à ma demande. Se pliant à toutes mes envies. Capable de me faire passer avec brio une phase de solitude grâce à son ouverture sur le monde. Il est aussi un fin joueur, et quand je prenais le temps de le comprendre et de prendre soin de lui, nous étions alors en symbiose. (Et cela malgré qu’il ne soit pas encore doté d’un petit pingouin pour système…) Capable de me donner à l’instant T, la musique que je voulais écouter, et de ne pas râler s’il me prenait l’envie de l’écouter quinze fois d’affilée. Il n’a jamais porté de jugement sur moi, et est toujours resté impassible devant toutes mes sautes d’humeur. Nous avons traversé la crise ensemble. Quand il a fallu tout remettre à plat, tout repartitionner pour partir sur des bases solides. Et quand je me suis permis d’entrer en lui, afin de modifier ce qui ne me plaisait pas, il m’a laissée faire, confiant. Aujourd’hui, il lui arrive de me jouer des petits tours, mais je le connais si bien, et puis il me permet d’aller chercher de l’aide pour faire des réglages quand c’est trop complexe.

C’est tout l’intérêt d’ailleurs d’avoir opté lors de la réinstall pour une version LTS*

A la vue d’une telle osmose, il y a de quoi être vert de jalousie. C’est d’ailleurs l’attitude qu’a choisi mon mec, quand il à débarqué à la maison. Au début, il a observé. Ensuite, il est passé à l’action. Tel super Nanny venue élever une sale gosse qui ne sait pas faire sans son ordi.

Mais ses méthodes étaient beaucoup moins pédagogiques… Il a essayé l’humour, l’amour, les feintes, et quand la situation ne bougeait pas d’une once, il s’est déchaîné, a grand coups de culpabilisation. Il m’a asséné de mots pour me rendre vulnérable. Il est très fort en paroles assassines.

Ma relation avec l’ordi à rompu sous la violence des mots, je ne supporte toujours pas de l’entendre traiter ma bécane, d’ordi-mateur. Quelle insulte, pour celui qui nous rend tant de services au quotidien. De la consultation des comptes en banques, à la recherche d’une recette de cuisine, en passant par le surf. Il tourne, et ne s’oppose à presque rien. Mais il est comme une femme, mon ordi, il faut le comprendre. Moi je le comprend, et je parviens toujours à mes fins. Alors quand j’entends hurler après lui, parce qu’on lui en demande trop, ou parce qu’on utilise pas le logiciel adapté et que du coup les résultats ne sont pas à la hauteur.

Alors l’amour doit-il exister uniquement entre 2 personnes physiques?

*Long time support J’ai des regrets parfois que cela ne se fasse pas en amour…



C’est quoi l’amour?

Cette question, ce n’est pas Carole Rousseau qui la pose. C’est moi. Parce qu’aujourd’hui je suis incapable d’y répondre.

C’est un thème récurrent, puisqu’une émission y est consacrée. C’est que les gens sont loin d’avoir la réponse. Et moi aujourd’hui, je m’interroge, parce que je ne sais plus. C’est pas comme si je n’avais jamais su. Bien sûr, je connais l’amour, et je sais ce que c’est.

Mais l’amour d’un homme?

Quelqu’un aurait-il l’amabilité de me rappeler à quoi cela ressemble?

J’ai des vagues souvenirs qui me reviennent… Je crois que ça s’apparente à un regard tendre, posé sur moi. Une parole douce comme du miel susurrée à mon oreille, une caresse pleine de promesses, sur une partie de mon corps qui à nouveau sentirait un souffle de vie. A ce moment là, je me sentirais en vie, jusqu’à la moindre parcelle de mon épiderme, balayée par un courant chaud, froid et très agréable. Un sentiment d’exister, et de ne pas faire seulement partie des murs.

Aujourd’hui je me sens délaissée. A la manière d’un nouveau gadget. J’ai fait mon temps, et puis on m’a mise de côté, pour d’autres occupations, plus importantes, plus matérielles. L’amour qui me reliait à mon mec s’est envolé. La flamme s’est éteinte. Elle n’a pas su résister à l’averse des factures, à la tempête des enfants, à l’omniprésence des écrans dans la maison, et encore moins au besoin de décompression.

Et oui, la jolie fille que je suis n’a pas su concurrencer la bombe télévisuelle, et encore moins son petit frère le téléphone portable. Je n’arrive pas à la cheville d’une partie de Tekken, et que je n’espère pas rivaliser avec la sacro-sainte pause cigarette-bière.

Peut-être que l’amour c’est s’aimer une fois qu’on à épuisé tout ce qui est matériel?



Débuts

Et voilà, après avoir tergiversé durant des heures, j’ai fini par le créer ce blog, et maintenant je me retrouve confrontée à ce phénomène que tous les auteurs connaissent au moins une fois dans leur vie, la page blanche !

Qu’est-ce qui m’a conduite ici?

Un ras-le-bol général, un grand foutoir dans ma vie, une déprime généralisée, une gangrène qui me ravage. Un sentiment de solitude, saupoudré d’une absence totale d’oreille compatible pour m’entendre. L’expression, ne plus savoir à quel saint se vouer, prend toute son ampleur, quand en plein désarrois, on se retrouve faché avec 90 % de l’entourage, et que de surcroit on n’a pas d’amis sur qui s’épancher. De toutes façons, les amis ne servent pas à ça…

Et quand on est pas faché, on est en froid.

Voici des chroniques véridiques de ma petite vie tranquille… Si vous en avez vous aussi, laissez les en commentaires, je les blogguerais au prochain message…

  • L’autre jour, ma soeur, me met dans la figure que de toutes façons, je ne la tiens informée des choses de ma vie qu’a partir du moment où elle aborde le sujet. J’ai bientôt 30 ans, et cela fait plus de 15 ans que je me suis rendue compte que le meilleur moyen d’avoir une conversation avec elle c’est de parler d’elle, alors je me suis adaptée.
  • Hier soir, avant de m’endormir, je demande à mon chéri, de qui j’attends un bébé, si à son avis il sera capable de m’assumer, à son tour, sachant que je vais perdre tous mes droits. Il me répond que je n’ai qu’a aller travailler. Il y a une époque pas si lointaine il était très content que j’arrête de travailler.
  • Cet après-midi, quand j’ai rappellé à mon mec, en pleine discussion animée, suite à la conversation d’hier soir, que j’étais enceinte, et que du coup, je ne pouvais pas travailler, et que donc je ne pourrais pas assumer mes charges, il m’a répondu que je n’avais qu’à avorter. Il y encore quelques mois, il surveillait mon cycle…
  • Hier ma mère, m’a dit qu’elle voulait que je lui rembourse tout l’argent qu’elle m’avait prété en deux ans, parce qu’elle devait rembourser la 2eme maison qu’elle s’est achetée…
  • Le mois dernier, mon ex s’est rendu compte qu’il était papa. Les enfants ont 6 ans et 3 ans et demi…
  • Toutes les nuits, mon  chat confond sa litière et la porte d’entrée. Quand je rendrais la maison je devrais refaire les joints de carrelage.
  • Un jour quand j’avais 8 ans, une pédopsychiatre, surement bien intentionnée m’a dit que je devais faire le deuil de mon père. Il m’a juste chassé de sa vie, pour adopter les enfants d’une autre…
  • Quand mon ex s’est rendu compte qu’il était père, il s’est aussi rendu compte qu’il avait des droits. Son avocate n’a pas manqué de me le rappeller à l’audience de la semaine dernière.
  • L’Article 4 de la loi du 28 mars 1882 dit que l’instruction primaire est obligatoire et qu’elle peut-être donnée soit dans les écoles, soit dans les familles. La seule chose que les gens retiennent c’est qu’elle est obligatoire… dans les écoles. Je vais finir par me balader avec mon article de loi plastifié sur moi…
  • Quand j’ai emmenagé, j’étais contente d’avoir un hangar pour que ma voiture dorme au chaud tout l’hiver. Vraisemblablement, les pigeons qui dorment au dessus de ma voiture, sont eux aussi très contents, et tous les matins, je constate à quel point…
  • Au bout de plusieurs nettoyages intensifs de mon pare-brise, j’ai fini par mettre un carton chaque soir en rentrant. Apparement, les pigeons ne sont pas inspirés par mon emballage. Mais ils le sont de nouveau lorsque j’oublie de le mettre.
  • Le jour de la visite de ma maison, je me suis dit que les enfants allaient pouvoir profiter de la campagne, et qu’on ne serait pas trop dérangés par la toute petite route qui passe devant. C’était sans compter sur la construction du nouvel hopital, ni sur les agriculteurs qui font des courses de tracteurs le soir après les foins (22-23 heures…)
  • Quand mon ex m’a présenté sa copine, je l’ai trouvée bien sous tout rapport et j’étais soulagée qu’elle soit déjà maman et sérieuse. Un an plus tard, je me sens sur un siège éjectable, comme si on voulait me remplacer…
  • En 7 ans de vie commune, mon ex, n’a fait aucun effort. Il rentrait tard, quand il rentrait. Il dépensait l’argent qu’on avait pas encore. Il se prenait pour une plante verte, s’arrosant tous les jours. Au bout de 2 enfants et deux douzaines d’ultimatums, j’ai fini par demander le divorce. Il a fini par changer, deux ans plus tard, pour une autre. Aujourd’hui, je sais qu’il n’est plus le même, il est encore pire que quand il buvait.
  • Il y a quelques semaines, j’ai fini par me dire que je préférais quand mon ex buvait. Au moins quand il était ivre, il finissait par me foutre la paix en s’endormant.